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Le cerveau humain : l’organe qui pense, et qui fait réfléchir Santé

09
Jan

Le cerveau humain : l’organe qui pense, et qui fait réfléchir

Le cerveau humain : l’organe qui pense, et qui fait réfléchir

De par la complexité de son fonctionnement, la perfection de sa genèse, l’évolution de ses synchronisations, le cerveau humain est sans doute l’organe le plus sophistiqué, le plus intelligent, mais aussi le plus énigmatique qui puisse avoir été créé. Ses capacités quasi illimitées, les multiples zones d’ombres subsistant quant à ses mécanismes de fonctionnement en dépit des importantes avancées des neurosciences, et les manifestations spectaculaires des pathologies qui l’intéressent, fournissent un objet d’inspiration pour les rêveurs et les utopistes, mais aussi un vaste terrain de jeu pour les charlatans et consorts.

Le cerveau humain scientifique

Déjà du point de vue anatomie, on peut entreprendre de deviner la richesse et le déterminisme du cerveau sur le fonctionnement, sur la survie du reste du corps humain.

Chaque partie, chaque recoin a une fonction précise,motricité pour la zone rolandique, locution dans les aires de Broca et de Wernicke, équilibre et coordination pour le cervelet, régulation hémodynamique pour le tronc cérébral, et on en passe… Une masse gélatineuse couleur chamois, c’est ce qu’est le cerveau à l’œil nu, mais à la perfection inouïe, fourni d’une riche vascularisation assurant un apport sanguin à la hauteur de la haute fonctionnalité de ses cellules, et avec un complexe système d’anastomoses permettant une supplantation même en cas d’obstruction sur nombre de ces vaisseaux.

Une machine puissante, majestueuse, mystérieuse, qui ne finira pas d’intriguer.

Le cerveau humain malade

De cette complexité anatomique et fonctionnelle, se dégagent des aspects pathologiques pour le moins intrigants. Diverses pathologies peuvent induire en mal le cerveau humain : inflammations, tumeurs, infections, accidents vasculaires, traumatismes, etc…

Des maux qui se font de plus en plus fréquents et diversifiés avec l’endémie des infections immuno-déprimantes, de la toxicomanie, mais aussi de par l’essor des thérapies immunosuppressives et un mode de vie bien plus stressant qu’antan. Les manifestations des pathologies du système nerveux central diffèrent de toutes celles concernant le reste de l’organisme.

Déjà, les maladies cérébrales peuvent induire en mal divers autres organes, mais se déclare aussi par ses propres manifestations : déficit de membre, mouvements anormaux, troubles de la mémoire, modifications du comportement, troubles sensitifs et sensoriels, comitialité sous toutes ses formes…

Une panoplie de signes qui de nos jours, grâce à la percée des moyens de diagnostic, ont le plus souvent des explications pathologiques rationnelles. Mais à des âges antérieurs, ces anomalies étaient considérées comme des faits de Satan, de sortilèges maléfiques, de malédiction divine, sujets à des représailles douloureuses, des pénitences odieuses.

Une omniprésence dans le conscient collectif

Même de nos jours, le cerveau garde une inébranlable austérité dans l’inconscient familier. Concernant cet organe, l’avancée médicale n’a pas encore trop fait son impact dans le collectif social pour qui, du moins en majorité, le cerveau, synonyme du raisonnable, du sensé, de l’équilibre, mais aussi là où se confondent physique et spirituel, scientifique et théologique.

L’âme y fait union avec l’organe, le subjectif et le tangible n’y font qu’un.

Cette relation binaire penche souvent du côté du métaphysique, car peu encore arrivent à saisir que la chorée de Huntington est une dégénérescence neuronale d’origine génétique et non pas une damnation, ou que les névralgies du trijumeau sont secondaires à un processus de l’angle pontocerebelleux, et non pas à une possession démoniaque.

Néanmoins certaines pathologies, du faite de leur prévalence assez importante, commencent à être « vulgarisées » à l’instar des accidents vasculaires ou les tumeurs cérébrales, mais ce tout en gardant leur impact fataliste, car l’on pense encore qu’une lésion cérébrale est condamnation à l’infirmité, si ce n’est une déclaration d’une mort lente et pénible.

Le cerveau humain inspirateur

La complexité et les énigmes qui entourent le sujet du cerveau humain n’ont pas intrigué que les scientifiques : philosophes, poètes, artistes, ont apporté à l’étude avec une approche abstraite, voir même romantique propre aux littéraires. Au-delà des interconnexions neuronales, des synapses et des voies pyramidales ou spinothalamiques, on parle de logos et de cosmos, de courants de pensée.

On est même fasciné par les génies de la création artistique qui transcendent le temps de Da Vinci, et les tentatives de déchiffrer et d’instrumentaliser les mécanismes de la production de la pensée des philosophes grecs.

Les perspectives en termes de neuropathologie semblent être illimitées. Techniques de neurostimulation, chirurgies de la douleur, combinaisons génétiques dans le cadre de traitement des pathologies démentielles, font l’appoint d’une réelle révolution.

On parle même d’une tentative d’anastomose céphalosomatique : transplantation d’une tête sur le reste d’un corps humain. Des approches vertigineuses, des projets gigantesques, espérant être à la hauteur de l’importance, de la magie, du grandiose cerveau humain.

 

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