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Les tumeurs cérébrales : entre espoir et fatalité Santé

10
Jan

Les tumeurs cérébrales : entre espoir et fatalité

 

 

D’entre tous les maux susceptibles d’atteindre l’être humain, les tumeurs sont peut-être ceux qui font le plus peur, qui suscitent le plus de compassion, qui riment plus avec la douleur, et la mort. Que dire lorsque ces atrocités touchent le cerveau “Les tumeurs cérébrales” ,organe clé de l’organisme, maestro de toutes les fonctions vitales, générateur de pensées, de mouvements, de sentiments et de sensations.

Un mal qui progresse

La pathologie tumorale a gagné du terrain lors des dernières décennies, qualifiée même de mal du siècle. Cette apogée saurait être en rapport avec un mode de vie plus contraignant, exposant plus au stress, aux polluants environnementaux, mais aussi à des pratiques cancérigènes, à savoir le tabagisme, l’alcoolisme, la toxicomanie, et un mode d’alimentation pour le moins « malsain ».

Mais le cerveau humain se veut être différent, unique, mais dans la genèse de ses tumeurs. En effet, les tumeurs cérébrales peuvent être grossièrement classées en deux types : primitives et secondaires. Les secondaires sont des localisations métastatiques de lésions débutant à d’autres organes (poumon, appareil digestif, rein, etc.). 

Celles-là sont généralement favorisées par les facteurs prédisposant sus cités. Les tumeurs primitives du système nerveux central semblent, quant à elles, indépendantes de tous facteurs extrinsèques: des dysrégulations génétiques et neuronales semblent être les précurseurs de ces tumeurs.

Espérer, sans trop se faire d’illusions

Au-delà de la réputation fâcheuse des tumeurs cérébrales, plusieurs peuvent être sujets à un traitement plus ou moins curatif. En fonction de la localisation, et surtout de la nature anatomopathologique de la lésion, plusieurs peuvent bénéficier de l’essor des techniques chirurgicales, de la radiothérapie et de la chimiothérapie permettant de prolonger la survie, ou même de guérir certaines formes dites bénignes.

Mais la ténébreuse renommée des tumeurs cérébrales ne surgit guère du néant. 

Sous un dénominatif univoque, on regroupe toute une panoplie de lésions, qui en fonction de leur topographie peuvent être pourvoyeuses d’une multitude de symptômes : déficit moteur, troubles sensoriels ou sensitifs, convulsions, signes d’hypertension intracrânienne (céphalées, flou visuel, vomissements), troubles mnésiques et du comportement. 

Un panel de signes dont l’aspect spectaculaire laisse parfois du terrain aux guérisseurs et marabouts pour y faire leur jeu, imputant ces symptômes à des maléfices et sortilèges qu’eux seuls en possèdent le divin remède. Mais qui aussi, pourraient faire errer des praticiens, et donc faire perdre un temps précieux aux malades.

Malgré de nombreuses percées faites par la neuro-oncologie, les nombreuses thérapeutiques innovées, la multitude de moyens de diagnostics sophistiqués, les tumeurs cérébrales représentent encore un champ de bataille, où la guerre est loin d’être remportée. De par la constitution même du cerveau humain, aborder une tumeur expose à de multitudes de séquelles, parfois surajoutées à celles déjà engendrées par la lésion néoplasique. 

Aborder des tumeurs dans les zones dites éloquentes ou fonctionnelles expose, du surcroît dans les pays comme le notre non encore bonifié des techniques de neuronavigation et de tractographie, à pérenniser ou à aggraver les signes neurologiques préopératoires. La nature souvent hautement maligne de ces lésions limiterait dans le temps l’efficacité thérapeutique avec des récidives qui font tomber à l’eau tous les efforts fournis pour combattre la néoplasie. 

Le riche système de vascularisation cérébrale, supposée être une des forces du cerveau humain, devient champ de mines dans la neurochirurgie oncologique : arrêter le saignement sur un lit tumoral à vascularisation précaire, éviter de léser les gros vaisseaux pouvant être à proximité de la lésion, représentent de réelles prouesses techniques. La localisation de certaines tumeurs en rend l’accessibilité très pénible. 

La radiothérapie peut être d’un grand secours dans certains cas, mais la sensibilité du cerveau aux radiations en limite l’usage. On parle dans un beau monde de radiochirurgie, de gamma knife, de techniques dont nous en sommes hélas encore lointains. Que des efforts qui tombent à l’eau à cause de la précarité des conditions. Que de longues opérations réussies sont gâchées par une simple infection cutanée, un pansement mal changé, ou un traitement non-disponible.

La bataille contre les tumeurs cérébrales ne fait que commencer. Un combat long, douloureux, sanguinaire. Mais comme toujours, c’est la volonté de vivre qui vaincra.

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